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| Les assises d'appel du Var examinent un assassinat sans aveu et sans cadavre | Posté le 12-12-2011 à 19:40:08 |
Le procès en appel d'un homme accusé de l'assassinat de son épouse, disparue en juin 2003 à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et dont le corps pourrait avoir été coulé dans le béton des fondations d'une prison, a débuté lundi devant la cour d'assises du Var. En première instance, en septembre 2010 devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, Patrick Chabert, qui avait nié les faits et clamé son innocence, avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.
Au moment des faits, conducteur de travaux de 47 ans, il résidait avec son épouse Nadine, 34 ans, à Fos-sur-Mer. Le couple était alors en pleine procédure de divorce. Le 10 juin 2003, une audience de conciliation était même prévue mais Nadine Chabert, salariée dans une société de réinsertion à Istres, ne s'y était pas présentée. Elle avait averti à son travail qu'en cas d'absence, il faudrait prévenir la police et chercher du côté de son mari. C'est pourquoi, le 11 juin, ne la voyant pas se présenter à son travail, ses collègues avaient alerté les policiers. Patrick Chabert, nullement inquiet pour son épouse, avait précisé l'avoir déposée la veille en début d'après-midi à un carrefour de Fos-sur-Mer, où une collègue devait la prendre en charge pour se rendre ensemble à un stage à Paris. Il avait soutenu la thèse d'un départ volontaire, et que son épouse aurait pu refaire sa vie pour rejoindre une secte. Une analyse partagée par la mère et la fille de la disparue, qui évoquent son goût pour le paranormal. La conviction des enquêteurs est toute autre : pour eux, Patrick Chabert, refusant le divorce, aurait tué son épouse l'après-midi du 10 juin.
Dans son ordonnance de mise en accusation, le juge d'instruction a avancé une hypothèse qui n'avait pas été débattue en première instance : Patrick Chabert se serait débarrassé du corps de son épouse en le coulant dans du béton sur le chantier de la prison de Toulon-La Farlède, où Chabert avait travaillé de janvier 2002 à décembre 2003. Un doute renforcé par un trou de plus de deux heures dans l'emploi du temps de Patrick Chabert pour la nuit du 10 au 11 juin. Sans raison, ce soir-là, il avait quitté son domicile de Fos-sur-Mer pour se rendre dans un hôtel de La Valette-du-Var, où il avait réservé une chambre. Le réceptionniste avait enregistré son arrivée à 02H32. Patrick Chabert a donc mis 3h30 pour effectuer un trajet que les policiers, lors d'une reconstitution, ont réalisé en 1h30.
Aucune investigation n'a cependant été engagée sur le site pénitentiaire de La Farlède pour tenter de retrouver le corps.
AFP |
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| Une bombe US découverte à Six-Fours | Posté le 12-12-2011 à 19:34:25 |
Une bombe américaine de 250 kilos et de 125 kilos de charge, datant de la Seconde Guerre mondiale, découverte la semaine dernière sur un chantier de Six-Fours-les-Plages, sera neutralisée mercredi, a annoncé la préfecture.
Les habitants du premier périmètre, d'un rayon de 200 mètres, seront évacués et regroupés dans un gymnase. Ceux résidant dans un périmètre compris entre 200 et 400 mètres devront rester à leur domicile. Des consignes de sécurité, demandant notamment aux habitants concernés de laisser les fenêtres ouvertes et les volets fermés, ont été données.
La préfecture précise que des patrouilles de police assureront la sécurité de l'ensemble des périmètres où l'électricité sera coupée.
lefigaro.fr |
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| Prothèses mammaires PIP : le 4e cas de cancer connu | Posté le 12-12-2011 à 19:23:44 |
Un nouveau cas de cancer du sein chez une femme ayant eu des prothèses mammaires PIP, le 4e cas de tumeur connu parmi les porteuses de ces implants, a été enregistré vendredi à l'agence des produits de santé (Afssaps).
"Ce cas de cancer du sein, qui n'est pas un lymphome (une tumeur rare), a été signalé par une patiente de Toulon", a précisé lundi à l'AFP Jean-Claude Ghislain, directeur de l'évaluation des dispositifs médicaux à l'Afssaps.
Ce cas est le 4e connu chez les 30.000 porteuses de ces implants frauduleux. Toutefois, l'Afssaps n'a pas reçu le dossier d'un de ces cas survenu dans le Gers. Le nouveau cas enregistré concerne une Toulonnaise, Muriel P., 35 ans, toujours porteuse de ces prothèses, qui a développé un cancer du sein deux ans après son opération esthétique et qui a contacté d'elle-même jeudi soir les autorités sanitaires, ainsi qu'elle l'a raconté à Var Matin.
"Son cas n'était pas connu. Aucun des organismes, ni des chirurgiens qui l'ont soignée n'avait fait remonter l'information. Pas même depuis l'éclatement du scandale PIP", note le quotidien dans son édition de samedi.
Deux autres cas de cancer ont déjà été enregistrés par l'Afssaps : celui (adénocarcinome) touchant une femme en vie, notifié le 5 décembre dernier chez une patiente portant des prothèses PIP depuis plusieurs années, et celui d'une forme rare de tumeur - un "lymphome anaplasique à grandes cellules" - qui a provoqué le décès, le 21 novembre, d'une femme de 53 ans, Edwige Ligoneche, ancienne porteuse de prothèses PIP. Cette tumeur est le premier cas de lymphome connu sur les prothèses PIP, et le premier cas de lymphome connu en France sur des prothèses mammaires, quelles qu'elles soient, souligne l'Afssaps.
Un second décès par cancer, survenu en 2010 dans le Gers, a par ailleurs été révélé par le procureur de Marseille à l'occasion de l'ouverture d'une information judiciaire pour "homicide involontaire" consécutive à la plainte déposée par la mère de la victime.
L'Afssaps, qui n'avait pas été saisie de ce cas la semaine dernière, indiquait lundi n'avoir toujours rien reçu concernant ce dossier. Afin de sensibiliser les spécialistes à la nécessité de signaler les cas de cancers, sans préjuger d'un lien de cause à effet, "l'Afssaps va lancer cette semaine, une action spécifique sur les prothèses mammaires vers les cancérologues et leur réseau lymphomes", a noté M. Ghislain. Un comité de suivi comprenant l'ensemble des parties prenantes (autorités sanitaires, professionnels de santé, sociétés savantes, associations de patients et victimes...) se réunira mercredi. Il s'agit de voir avec les associations de quels types d'informations, de précisions et d'accompagnement les victimes ont besoin, a indiqué dimanche Xavier Bertrand, ministre de la Santé.
Plus de 2.000 plaintes de femmes ayant eu des prothèses PIP ont été enregistrées à Marseille.
AFP |
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| Les résultats sportifs du week-end | Posté le 12-12-2011 à 13:12:32 |
Basket Pro A :
SIG Strasbourg (108-76) Hyères Toulon Var Basket
Handibasket Nationale A :
Hyères Handi Club (92-66) Lannion
Volley-ball féminin N1 :
Toulon/Six-Fours Volley-Ball (3-0) Niort
Rugby Fédérale 1 :
US Seynoise (24-20) Bourg-en-Brasse
Hockey sur glace D2 :
Boucaniers Toulon (11-3) Orléans |
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| Viol présumé d'une prostituée toulonnaise: 4 policiers dans le box des accusés | Posté le 11-12-2011 à 16:16:07 |
Quatre policiers comparaissent libres à partir de lundi devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes, trois pour le viol présumé d'une prostituée occasionnelle à Nice en février 2010, le quatrième pour non-assistance à personne en danger.
Les quatre agents du service de sécurité de proximité de la ville de Nice, aujourd'hui âgés de 30 à 39 ans, patrouillaient en fourgon dans la nuit du 23 au 24 février 2010 lorsqu'ils se sont arrêtés, vers 02H00 du matin, à hauteur d'une jeune femme qui racolait, un verre de boisson alcoolisée à la main. Dès lors, les versions des policiers et de la plaignante, une mère célibataire de Toulon aujourd'hui âgée de 27 ans, qui se prostituait occasionnellement, divergent totalement.
Selon celle de la plaignante, les policiers lui disent qu'il est "interdit de boire sur cette avenue" et lui demandent instamment de monter dans le fourgon, rapporte l'avocate de la partie civile, Me Ariane Fatovich. "C'est une blague...", leur répond la jeune femme un peu éméchée. Les patrouilleurs lui laissent alors le choix: soit elle leur accorde des faveurs sexuelles, soit ils la déposent "dans les quartiers chauds de l'Ariane", dans l'est de Nice, selon Me Fatovich. La jeune femme, apeurée, obtempère et sera violée par trois d'entre eux dans leur fourgon, selon l'avocate. Dès qu'ils la relâchent, elle appelle "un ami" qui lui conseille de porter plainte. Le parquet de Nice fait aussitôt saisir le véhicule pour perquisition. L'Inspection générale de la police nationale est chargée de l'enquête et les quatre hommes sont suspendus de leurs fonctions. L'un d'eux sera même radié de la police.
De leur côté, les trois fonctionnaires accusés du viol reconnaissent avoir eu des relations sexuelles avec la plaignante, mais affirment que celle-ci était pleinement consentante. Elle leur aurait exprimé, quand ils se sont portés à sa hauteur, "des craintes par rapport à un rôdeur". Ils l'auraient alors fait monter à bord pour aller rechercher cet individu. C'est alors qu'elle se serait montrée très entreprenante. "Elle les a chauffés, ils ont cédé", affirme prosaïquement Me Michel Cardix, qui défend le plus âgé. "C'est une faute grave sur le plan de l'éthique et de la déontologie, mon client s'en repent. Mais pour le viol, je plaiderai l'acquittement", annonce l'avocat.
Les trois policiers renvoyés devant la cour d'assises pour viol aggravé (étant dépositaires de l'autorité publique) encourent 20 ans de réclusion. Le verdict est attendu vendredi.
RTL Info |
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| Des milliers de manifestants et 130 tracteurs contre la LGV Paca à Toulon | Posté le 11-12-2011 à 10:33:09 |
Entre 2.400 personnes selon la police et 4.000 selon les organisateurs, venus en deux cortèges de La Crau et de La Cadière-d'Azur, à bord de 130 tracteurs et de voitures, ont manifesté samedi à Toulon pour manifester contre les projets de tracés de la LGV Paca. Une quarantaine d'organisations syndicales et professionnelles agricoles, des élus de tous bords, des associations de défense de l'environnement et des collectifs d'habitants, s'étaient associés à cette manifestation, inscrite dans "les journées européennes des projets inutiles et ruineux".
Le port a été bloqué à la circulation une bonne partie de la journée jusqu'à la dislocation de la manifestation, qui s'est déroulée sans incident, vers 15H00.
"Le monde agricole est sorti de ses terres pour dire sa colère et pourtant le monde agricole aime la tranquillité", a résumé le président des Jeunes agriculteurs (JA), Sébastien Perrin, qui s'est félicité de la mobilisation "dans ce combat du pot de terre contre le chemin de fer".
Pour le président de la chambre d'agriculture, Alain Baccino, "on n'a pas sauvé le rosé pour laisser passer la LGV" (Ligne à grande vitesse), qui doit traverser la région Provence-Alpes Côte d'Azur à l'horizon 2023. Selon lui, "tous les fuseaux de RFF (Réseau Ferré de France, l'un des co-financeurs, NDLR) passent dans les zones agricoles et ça, c'est impossible".
Les associations "urbaines" ont également exprimé leur opposition, à l'image de "Stop LGV Coudon", dont le président, Olivier Lesage, a dénoncé "les élus locaux qui se réfugient dans les jupes des décideurs parisiens".
Une minute de bruit, avec sirènes hurlantes, concerts de klaxon et cornes de brume, a également été observée avant que la manifestation se poursuive en musique, autour de barbecues. Au préalable, et pour répondre aux critiques des commerçants qui avaient dénoncé l'organisation de cette manifestation en période de Noël, les organisateurs ont invité les manifestants à réaliser en ville leurs achats de fin d'année. Une collecte a même été organisée pour récupérer des fonds pour les jouets des plus démunis. En début de matinée, la manifestation avait débuté par un regroupement devant la préfecture, où les agriculteurs avaient symboliquement simulé "les obsèques de l'agriculture varoise" en déposant un cercueil.
"Je m'adresse à ceux qui ont assassiné cette compagne (l'agriculture, NDLR) indispensable à chacun d'entre nous", a déclaré le secrétaire de la fédération départementale des syndicats agricoles (FDSEA), Gilles Millo, lors d'une oraison funèbre. Recueillis autour du cercueil, enveloppé des drapeaux de la FDSEA et des JA, les viticulteurs avaient ensuite observé une minute de silence avant de le fleurir de nombreux bouquets de gerberas, mufliers et oeillets. Sur les banderoles déployées, on pouvait lire notamment "LGV: la gangrène du Var", "Non à la LGV, gardarem la terra" ou "RFF: rien à foutre de ta ferme".
La concertation sur le tracé a été interrompue dans les Bouches-du-Rhône et le Var, après plusieurs réunions publiques mouvementées, mais se poursuit dans les Alpes-Maritimes. La ligne, qui vise notamment à parer à la saturation prévisible du réseau, doit mettre Paris à 4 heures de Nice (près de 5 heures 40 actuellement).
AFP |
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| Remise des prix du concours "Var Terre d'Innovation" | Posté le 10-12-2011 à 12:02:44 |
La remise des prix aux neuf lauréats du concours « Var Terre d’Innovation » a eu lieu hier dans l'atrium du bâtiment du Conseil général du Var à Toulon.
Encourager les initiatives locales, promouvoir la créativité, mais aussi la conception de nouveaux produits, procédés et services dans une logique de développement durable, lancer des produits ou services innovants… tels sont les grands enjeux du concours Var Terre d'innovation, organisé par le Conseil Général. Ouvert aux entreprises, auto-entrepreneurs, établissements publics, exploitants agricoles ou forestiers, coopératives et collectivités locales, le concours était orienté cette année autour de la thématique de "l'Energie".
Pour cette 4e édition, le Conseil général a souhaité mettre en lumière des projets contribuant à l'utilisation des énergies nouvelles dans les domaines de l'habitat, des transports, de l'industrie, de l'agriculture et de la filière bois.
Parmi les 37 projets présentés, 9 lauréats, dont un prix spécial, ont été désignés par un jury composé de personnalités représentatives du secteur de l'innovation (European Business Innovation Centre Network, Toulon Var Technologies) et du secteur des énergies renouvelables (Pôle de compétitivité Capenergies).
C'est ce vendredi 9 décembre, à l'hôtel du Département à Toulon, que les lauréats du concours Var Terre d'Innovation ont reçu leur prix en présence de Mme Josette Pons, vice-présidente du Conseil général et des conseillers généraux Philippe Vitel et Jean-Louis Alena. Chacun a reçu un prix de 10 000 €. Les lauréats bénéficieront de l'accompagnement du Conseil Général pour assurer la promotion de leur projet.
Télécharger la liste des lauréats |
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| Prendre un grand Bol de Sable au Lavandou | Posté le 09-12-2011 à 22:43:35 |
Pour sa septième édition, le Bol des Sables se déroulera le samedi 10 et dimanche 11 décembre sur la plage du centre ville au Lavandou pour le plus grand plaisir des amateurs de quads.
Cette manifestation sportive accueillera 130 quads de compétition en catégorie 4x4 et 4x2 pour les catégories juniors, féminines et + 16 ans titulaires du CASM (certificat d'aptitude aux sports mécaniques).
Sur un parcours de plus en plus beau chaque année, tracé par Joël Bontoux, les meilleurs pilotes de toute la région viennent s’affronter entre dunes et palmiers du front de mer du Lavandou sous le regard de nombreux spectateurs. Disputées par manches de 10 à 15 concurrents sur un circuit de 650 mètres matérialisé sur la plage, les épreuves débuteront à partir du samedi matin pour les qualifications et se termineront le dimanche par les finales.
Le samedi soir est prévu un show "free style" suvi d'un feu d'artifice sur la mer. |
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| Agent SNCF agressé: reprise du trafic | Posté le 09-12-2011 à 22:43:08 |
Le trafic a repris vendredi sur le réseau SNCF dans la région de Marseille après avoir été fortement perturbé pendant plusieurs heures suite à l'agression d'un contrôleur dans un train assurant la liaison entre Marseille et Toulon, a-t-on appris de source syndicale. Le contrôleur a reçu plusieurs coups de poings et de pieds de la part d'un usager auquel il avait demandé d'arrêter de fumer. Il a été admis aux urgences de l'hôpital de la Conception de Marseille pour des examens.
Les contrôleurs de la région ont décidé d'exercer leur droit de retrait en marque de protestation avant de décider la reprise du travail en début d'après-midi.
"La direction annonce une école de 12 contrôleurs supplémentaire en avril 2012 qui permet de garantir les engagements pris sur les accueils embarquement et la Lutte anti-fraude", affirme le syndicat Sud Rail dans un communiqué.
Le réseau TER a été très fortement perturbé durant une dizaine d'heures, notamment dans les secteurs de Marseille et de Toulon. Le trafic TGV a également connu des perturbations au départ de Marseille.
Le ministre des Transports, Thierry Mariani, a condamné l'agression tout en soulignant sur RTL que le droit de retrait ne devait s'exercer qu'"en cas de menace grave et imminente".
"Les contrôleurs, comme l'ensemble des agents de la SNCF, font un boulot difficile, il est totalement intolérable que l'on porte atteinte à leur intégrité physique. Donc j'attends d'avoir bien sûr les détails concernant l'état de cet agent de la SNCF et j'espère que son état n'est pas trop grave", a-t-il dit.
"Ceci dit, le droit de retrait, c'est en cas de menace grave et imminente. Si chaque fois qu'il y a un problème avec des usagers ou d'autres personnes et qu'il y a un droit de retrait du personnel de la SNCF, ce n'est absolument pas dans l'esprit du droit de retrait", a-t-il estimé.
"Il y a d'autres professions bien plus dangereuses. Excusez-moi, mais je pense par exemple à ce policier de Marseille qui est décédé hier à la suite de ses blessures. La police ne se met pas immédiatement en droit de retrait parce que l'un de ses collègues est victime de son devoir dans le cadre de son travail", a-t-il ajouté.
Sud Rail s'est insurgé contre la comparaison du ministre, la jugeant indécente et scandaleuse. "Comparer les agents SNCF et les policiers est totalement irréaliste et scandaleux, ne serait-ce seulement par respect pour ces deux professions, qui ne sont pas dans le même registre de travail", déclare le syndicat dans un communiqué.
"Si la seule réponse du ministre des Transports c'est' reprenez le travail car il y a d'autres professions bien plus dangereuses', elle n'est pas digne d'un représentant de l'Etat", ajoute Sud Rail.
Reuters |
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| Un agent SNCF agressé entre Marseille et Toulon, trafic perturbé | Posté le 09-12-2011 à 11:00:47 |
Le trafic était fortement perturbé vendredi sur le réseau SNCF dans la région de Marseille à la suite de l'agression d'un contrôleur dans un train assurant la liaison entre Marseille et Toulon, a-t-on appris auprès de la direction de la SNCF.
Le contrôleur a reçu plusieurs coups de poing et de pied de la part d'un usager auquel il avait demandé d'arrêter de fumer. Il a été admis aux urgences de l'hôpital de la Conception de Marseille pour des examens.
Les contrôleurs de la région ont décidé d'exercer leur droit de retrait en marque de protestation.
"Les agents de train de la région de Marseille ont fait valoir le droit de retrait. L'objectif d'une réunion sur la sûreté avec des décisions fortes est exigé", affirme le syndicat Sud Rail dans un communiqué.
La direction de la SNCF annonce de très fortes perturbations sur le réseau TER, notamment dans les secteurs de Marseille et de Toulon. Le trafic TGV au départ de Marseille restait assuré en début de matinée.
Le ministre des Transports, Thierry Mariani, a condamné l'agression tout en soulignant sur RTL que le droit de retrait ne devait s'exercer qu'"en cas de menace grave et imminente".
"Les contrôleurs, comme l'ensemble des agents de la SNCF, font un boulot difficile, il est totalement intolérable que l'on porte atteinte à leur intégrité physique. Donc j'attends d'avoir bien sûr les détails concernant l'état de cet agent de la SNCF et j'espère que son état n'est pas trop grave", a-t-il dit.
"Ceci dit, le droit de retrait, c'est en cas de menace grave et imminente. Si chaque fois qu'il y a un problème avec des usagers ou d'autres personnes et qu'il y a un droit de retrait du personnel de la SNCF, ce n'est absolument pas dans l'esprit du droit de retrait", a-t-il estimé.
"Il y a d'autres professions bien plus dangereuses. Excusez-moi, mais je pense par exemple à ce policier de Marseille qui est décédé hier à la suite de ses blessures. La police ne se met pas immédiatement en droit de retrait parce que l'un de ses collègues est victime de son devoir dans le cadre de son travail", a-t-il ajouté.
Reuters |
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